VE 21 MAI DI 27 JUIN
Mouscron - Ancienne piscine
Vernissage VE 21.05 – 19:00
Expo ouverte
MA 13:30 > 18:00
VE 15:00 > 18:30
DI 10:00 > 14:00
Fermé les jours fériés
Pour les groupes, sur réservation au 0(032) 56 860 174
Infos / tarifs
GRATUIT
Exposition
Tout Public
Maxime Giaquinto
Formé à l’illustration, à la gravure et aux techniques d’impression entre Tournai et Liège, Maxime Giaquinto développe une pratique artistique multiple, où le dessin reste toujours le point d’ancrage. Encre de Chine, bic, spray, gravure sur polystyrène, grands formats colorés ou traits minutieux : chaque période appelle son médium, mais une même présence traverse l’ensemble de son travail : celle du corps, du visage, de l’humain.
Longtemps, Maxime s’est fait connaître par ses gravures sur polystyrène, une matière fragile, alvéolaire, presque organique, dont la texture évoque un réseau neuronal. Cette surface devient pour lui un territoire de mémoire, lié notamment au thème du deuil blanc. À partir de cette matière, il creuse, répète, imprime, fait surgir des portraits, des figures, des présences.
Puis un jour, quelque chose s’interrompt. Le corps ralentit, l’atelier devient inaccessible. Alors le dessin devient un lieu de repli et d’exploration. Maxime descend en lui-même. Il trace ce qu’il vit sans forcément le dire : des formes organiques, des bulles, des torsions, presque moléculaires. Comme si la ligne permettait au corps de parler autrement.
Avec le temps, d’autres figures émergent. Des autoportraits apparaissent, non pour se montrer, mais pour se contenir. L’encre devient mémoire, le trait devient refuge. Un simple marqueur extra-fin suffit alors à construire un monde d’une grande densité, dans une lenteur volontaire, à rebours d’un monde qui va trop vite.
Dans ses recherches récentes, les mains prennent une place centrale. Celles du neurochirurgien, qu’il demande à dessiner, deviennent motifs, totems, énigmes. Abîmées, transformées, traversées par la précision du geste, elles racontent à la fois la fragilité humaine, la réparation, la machine, la matière du vivant. Toujours dessinées à la main, elles prolongent cette interrogation sur le geste, sur ce qu’il laisse comme trace, sur ce qu’il sauve ou révèle.
Nourri par des influences aussi diverses que les créatures biomécaniques de H. R. Giger, la précision scientifique d’Ernst Haeckel, l’univers fou de Tex Avery ou encore l’absurde des Shadoks, Maxime Giaquinto construit une œuvre à la fois organique, drôle, parfois un peu inquiétante mais profondément habitée.
Découvrez, en parallèle à l’exposition,

