VE 23 OCT DI 22 NOV
ccm - Espace Jacques Brel
Vernissage VE 23.10 – 19:00
Expo ouverte
MA 13:30 > 18:00
VE 15:00 > 18:30
DI 10:00 > 14:00
Fermé les jours fériés
Pour les groupes, sur réservation au 0(032) 56 860 174
Infos / tarifs
GRATUIT
Exposition
–Exposition
Focus Jeunes artistes
Constance Grafteaux / Kemy Obefemi / Nine Perris / Justine Villermet
Dans un contexte peu favorable à l’émergence des artistes plasticiens, le CCM affirme sa volonté de leur offrir des espaces de visibilité, de rencontre et de reconnaissance. Cette attention portée aux arts plastiques s’inscrit dans une démarche plus large : défendre la diversité des formes artistiques, accompagner les pratiques contemporaines et créer les conditions d’une découverte partagée entre les artistes et les publics.
Un fil conducteur relie ces quatre démarches : la manière dont les jeunes artistes transforment les fragments du quotidien (objets, souvenirs, vêtements, matières, espaces habités) en formes sensibles et critiques. Toutes interrogent, chacune depuis son langage, ce qui façonne nos identités : la mémoire intime, les normes sociales, les gestes transmis, les lieux que l’on traverse ou que l’on habite. Leurs œuvres déplacent ainsi des éléments familiers vers le champ artistique, pour révéler ce qu’ils portent de récits, de contraintes, de tensions ou de possibles.
Constance Grafteaux développe une pratique pluridisciplinaire mêlant dessin, textile et installation. À travers le vêtement et des pièces portables réalisées à partir de matériaux inattendus (flacons de parfum, vaisselle, coquillages) elle interroge les normes qui pèsent sur les corps féminins. Ses œuvres jouent entre séduction et contrainte, attraction et rejet, pour questionner ce que signifie être visible, désirable ou entravée.
Justine Villermet construit une œuvre autour de l’intime, des souvenirs et de la mémoire. Entre photographie, écriture, édition, installation, vidéo et performance, elle compose des archives sensibles où l’accumulation devient une manière de lutter contre l’effacement du temps. Son travail propose une déambulation mentale, comme un puzzle du quotidien où l’absence, le vide et l’ennui deviennent des matières à partager.
Kemy Obafemi explore la maison comme lieu de mémoire, de transmission et de construction de soi. Par le textile, l’assemblage, le patchwork ou la tapisserie, elle donne une place centrale aux objets domestiques (linge, clés, meubles, fragments du foyer) souvent considérés comme ordinaires. Ces éléments deviennent les témoins silencieux d’histoires familiales, de gestes répétés et de rapports sociaux, notamment liés au genre.
Nine Perris développe un travail d’installation nourri par la tension entre ruralité et urbanité. Son regard sur l’architecture, les seuils, les passages, les vides et les matériaux interroge notre manière d’habiter les espaces. En prélevant et recomposant des fragments architecturaux, elle dessine dans l’espace des structures fragiles, modulables, où la lumière, les volumes et les équilibres racontent les transformations du paysage.
Découvrez, en parallèle à l’exposition,
